Bodyshaming ? Bitch, please.

Tiré de la série My Mad Fat Diary.

J’écris cet article après avoir vu des échanges sur Twitter qui m’ont paru aberrant. J’explique brièvement : un mec tient des propos grossophobe à l’encontre d’une meuf. Une pote de cette meuf répond au mec en le… bodyshamant et en lui disant de rentrer son ventre. Si vous ne savez ce qu’est le bodyshaming, c’est simplement critiquer de façon négative le physique et l’apparence de quelqu’un. Vous l’aurez deviné, la grossophobie en fait partie, même si elle ne se résume pas qu’à cela. Pour en revenir à l’histoire Twitter, oui, le mec est un con fini et mérite qu’on le recadre fortement mais rentrer dans son jeu, ce n’est pas la solution. Alors quoi faire ?

La règle d’or est la suivante : on ne bodyshame personne. Tous les corps sont valides. Petit, grand, gros, mince, maigre, musclé, avec handicap, poilu, imberbe… Chacun son corps. Pour défendre une personne de grossophobie -pour (vous) prouver que vous adooooorez les gros.se.s- ou de bodyshaming en général, il est complètement inutile de descendre un autre type de corps. On oublie donc les « les femmes avec des formes, y’a que ça de vrai », l’horrible « les os, c’est pour les chiens » ou encore « les mecs petits, non merci ». C’est un gros non.

Je vous conseille donc de simplement dire à la personne qu’elle est belle et relayer ses propos, si elle est dans une optique militante. C’est amplement suffisant. J’ai personnellement décidé de ne pas répondre à ces personnes qui rabaissent les autres et, de ce fait, de les ignorer. Ce serait leur donner trop d’importance, ainsi qu’à leur parole. Vous pourrez leur sortir tous les arguments du monde, elles resteront bêtes anyway et je sais enfin qui je suis pour qu’un.e inconnu.e des internets vienne me faire chier.

J’aimerais toutefois faire un point plus précis sur la grossophobie. Comme indiqué plus haut, si elle fait partie du bosyshaming, elle ne se résume malheureusement pas qu’à ça. La société reste grossophobe. Quand vous ne trouvez pas votre taille dans les magasins « classiques », quand on rigole sur votre passage, quand on se permet de vous donner des conseils « pour votre santé », quand le corps médical est contre vous, quand vous avez peur de manger quelque chose devant les autres parce qu’on vous regarde de travers, quand vous n’avez pas accès équitablement au travail… Toutes ces choses qui sont perpétuées par tant de monde parce que la société leur a dit que les gros.se.s étaient : des paresseu.x.se.s, des inactif.ve.s, des adeptes de la mal-bouffe, des gens malades. C’est ça la grossophobie et on a eu de sacrées démonstrations avec tous les memes grossophobes liés au confinement. Pour se cultiver plus voici un article très clair.

Qu’on se le dise : oui, il y a des gros.se.s qui ont du cholestérol, du diabète et d’autres maladies, qui, soit dit en passant, sont parfois héréditaires. Mais tout le monde en a plus ou moins, et certain.es gros.ses en auront moins que des personnes fines, mais aussi INCROYABLE que ça puisse paraître, ce qui se passe dans le corps, ne se voit pas toujours de l’extérieur. Le fait d’être gros.se ne vient pas toujours du fait de manger gras, ni de trop manger. A-t’on encore vraiment besoin de parler des impacts psychologiques sur le poids ? Ah, et dire à une personne qu’elle devrait maigrir, et bien, spoiler alert : ça ne fonctionne toujours pas. Alors, on soutient les personnes qui VEULENT maigrir, les personnes qui sont bien dans leur corps, les personnes complexées en les entourant d’amour et de force.



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