EAT MY BOOKS #3 : NINO DANS LA NUIT

Nino dans la nuit, de Capucine et Simon Johannin, Éditions Allia

Y’a des livres petits frères, c’est à dire c’est ceux que t’admire tout en voulant les défendre enfin plutôt les protéger tellement ils sont beaux et que tu te ramasses la gueule dessus avec juste une sacrée envie d’écrire ou de crier, c’est selon, partout sur toutes les feuilles qui te tombent sous la main jusqu’à la feuille de PQ même si c’est la dernière.

C’est plus élaboré que L’Été des charognes, c’est celui qui va consacrer à mon avis je crois enfin je pense, tu sais celui à la lisière de quoi.

Du coup j’ai préféré L’Été pour l’histoire mais c’est juste parce que Nino et moi on a souvent fait pareil comme le millier de garçons parisiens de 20 piges qui existent pas toujours et que du coup Nino il a son histoire et moi pas encore alors c’est de la jalousie littéraire je sais pas si ça existe mais on dira que oui.

Simon, mon vieux, je crois que désormais tes romans et moi c’est jusqu’à ce que la morve nous sépare.

Pour ceux qui savent pas mais qui voudraient savoir, Nino se laisse bouffer par la nuit avec tout l’aspect métaphorique que ça implique. Enfant de la nuit, fils de la nuit y’a que la nuit qui le fait vibrer et vivre ce que tu veux mais tant qu’il fait jour ça le dégomme comme on dégomme les vampires dans l’imaginaire. Et ça t’en es conscient que quand tu l’as vécu et y’a tellement de copains à moi qui l’ont vécu que Nino et tous ces copains là et moi on était dans le texte à chaque ligne, jusque dans les traces qu’ils se font aussi pour supporter la vie.

De la légion étrangère aux petits boulots de merde pour s’offrir un sursis entre deux plans qui rapportent gros parce qu’ils sont risqués, de la sueur qui te coule ou qui se planque dans ton cul quand les flics te repèrent mais que t’es né sous une bonne étoile parce que t’as la bonne couleur de peau et qu’on te fout quand même la paix alors que dans tes neurones c’est déjà comme l’Enfer de Sartre. Et bien.

Minou, faut vraiment. Vraiment vraiment vraiment. Que tu lises. Ces 280 pages de dingue.

Sioux

Lou



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