EAT MY BOOKS #7 : LA MAISON DANS LAQUELLE

La Maison dans laquelle, de Mariam Petrosyan, traduit du russe par Raphaëlle Pache, Monsieur Toussaint Louverture

La première chose à savoir c’est que c’est la première fois que je lis un livre et que j’ai envie qu’il dure toute la vie.

La deuxième chose à savoir c’est que c’est un roman russe et que donc ça va te faire bosser ta mémoire tellement il y a des personnages et des époques et des saisons et des couloirs et.

La Maison m’a rendu cinglé. La Maison laisse place à l’imagination et au mensonge, tout deux gouvernés par des gosses qui font leurs propres lois. Des lois aussi fortes qu’une partie de bras de fer et aussi fragiles qu’un château de cartes.

La Maison est vivante au point de faire de ton meilleur ami un ennemi la seconde d’après et inversement, parce que la Maison a des règles que seuls des gosses débordant d’imagination, ingénieux, menteurs, manipulateurs, séducteurs, peuvent comprendre.

Alors puisque je perds tous mes moyens pour tenter d’expliquer ce qui s’est vraiment passé quand j’ai lu ce monstrueux pavé, et quand je dis monstrueux je me sers de monstre comme « il était beau comme un monstre ». Si t’es cap de comprendre alors t’es cap de lire La Maison dans laquelle.

J’ai beaucoup pensé à Sa Majesté des Mouches. Et puis les hommages à Lewis Caroll sont nombreux, un peu comme ceux de Rilke et de Bob Dylan. On y croise aussi un peu Iggy Pop, David Bowie et Ozzie Osbourne. Et puis je vais radoter encore un peu énormément mais j’ai trouvé que ça faisait un peu penser à La Maison des Feuilles de Danielewski mais que j’ai pas eu le courage d’aller jusqu’au bout parce que je commençais à me cogner la tête contre les murs.

Et puis on se pose souvent aussi la question de l’identité. Mais une identité forcée, imposée par un groupe pour trouver sa place.

Ce roman m’a rendu cinglé, voulant à la fois me bastonner contre tous les personnages et de partager mon goûter.

Même la légende autour de ce roman est digne de recevoir vos doigts et vos yeux. Je laisse un peu de suspense, en plus de la magie pour que vous ayez vous aussi l’impression d’avoir perdu une partie de vous en refermant ce bouquin.

(c’est putain pas possible de se sentir aussi coquille vide que débordant de vie).

Goodbye, moi je vais essayer de trouver un truc léger après ça tellement je suis dévasté.

Pour la fin de cette critique vous vous contenterez de ça :

“Toto, I think we’re not in Kansas anymore”

Besos,

Lou



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