Finalement, je ne suis pas un fardeau

Vous savez quand vous n’êtes pas au top de votre forme et que vous écoutez une chanson déprimante pour enfoncer le clou ? Well, je n’échappe pas à cette règle. J’ai eu un moment où je ne me sentais plus légitime, je me sentais comme un poids pour les personnes autour de moi et la chanson Liability de Lorde n’arrêtait pas de tourner dans ma tête et dans mes oreilles.

Pourquoi toutes ces personnes, avec qui j’avais tant partagé, n’étaient plus là pour moi aujourd’hui ? Je me sentais vidé de toute énergie. Seul au possible. La peur de l’abandon, qui reste toujours au fond, avait eu raison de moi. Je ne suffisais pas. Ils me voyaient comme un boulet duquel il faut se détacher pour avancer. Puis, j’ai pris du recul. Il s’avère que, finalement, je ne suis pas un fardeau.

Il est toujours difficile de revenir en arrière et de décrypter ces situations, ces actes manqués qui mettent en lumière la toxicité d’une relation, d’une personne. Mais ce retour dans le passé m’a permis d’avancer, de déconstruire ces idées de ne pas être assez bien. J’ai été présent, j’ai donné tout l’amour possible, je me suis parfois brûlé les ailes. Je suis resté vrai dans toutes ces relations. Peut-être qu’eux aussi, jusqu’à un certain point.

Il faut se l’avouer : j’étais très influençable. Timide, parfois pas encore outé, peu sûr de moi… Le cocktail parfait pour attirer ces personnes. Nourrir leur ego, être à leur écoute, supporter leur solitude pour leur permettre de mieux disparaître dès que leur vie ressemble à ce dont ils ont rêvé, dès que leurs besoins sont comblés. J’ai la sensation d’avoir été le mec tampon, le mec de transition qui a permis la transition entre les moments difficiles et le bonheur.

Alors, comment éviter ces personnes et surtout ces relations qui peuvent détruire ? Il est très difficile de cerner quelqu’un dès la rencontre. Il y a encore peu, j’ai cru que des personnes s’intéressaient à moi, pour ce que je suis et non pour ce que je peux combler comme besoin.

En fin de compte, je restais un mec accessible pour du sexe ou pour avoir une conversation quand le moral est bas. Ce n’est peut-être pas la meilleure des solutions, mais j’ai décidé de laisser les gens venir vers moi désormais. Lorsque ces derniers ont montré un réel intérêt, je me permets alors de m’ouvrir, de partager mes joies et mes larmes et d’être là pour eux. J’ai aussi mis en place une règle : je propose au maximum deux fois pour voir la personne. Si je n’ai pas de réponse, pas de nouvelles propositions concrètes par la suite, je disparais pour me protéger. Si j’ai aujourd’hui réussi à baisser ma garde auprès de mes plus proches amis, j’ai dû me créer une nouvelle carapace pour ses nouvelles rencontres.



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