Made in Netflix : Les Nouvelles Aventures de Sabrina

@ Netflix

La vague de reboot continue de déferler et ce n’est pas passé inaperçu auprès de Netflix. La très populaire plateforme s’est attelée à faire revivre Sabrina Spellman, l’adolescente mi-sorcière mi-mortelle que l’on a pu connaître sous les traits de Melissa Joan Hart, qui a ensuite connu une suite sous forme de dessin-animé. Toujours accompagnée de son chat Salem et de ses tantes Zelda et Hilda, la Sabrina made in Netflix a pas mal changée, pour notre plus grand bonheur ?

Le pitch de base ne change pas : Sabrina vit avec ses deux tantes et un chat noir dans une ville où la sorcellerie reste inconnue de la quasi-totalité de la population. Les ressemblances avec la série s’arrêtent là. La série intitulée Les Nouvelles Aventures de Sabrina est, comme l’indique le titre, nouvelle. Out le côté propret, la sorcière devient dark, elle tient ses pouvoirs de Satan et ce dernier n’hésite pas à manipuler qui que ce soit pour arriver à ses fins. Une adaptation plus proche d’Archie Comics qui est la source première pour la création de cet univers.

A noter également le choix de l’actrice principale qui n’est autre que Kiernan Shipka. Nous avons pu la voir dans Mad Men mais surtout dans la terrible saga de téléfilms Les Enfants du Péché, qui sera l’objet d’un de nos articles puisqu’elle le mérite bien !

 

Un nouveau membre chez les Spellman

Si les tantes Zelda et Hilda sont toujours de la partie en tenant une morgue, on nous présente Ambrose, un cousin de Sabrina qui est assigné à domicile à cause d’un sort de liaison. Une malédiction qui n’est pas sans rappeler celle de de Salem, le très drôle sorcier qui se retrouve bloqué dans le corps d’un chat noir dans la série originale. La parole lui a d’ailleurs été retirée pour cette première partie de la série. Mais rien ne nous dit que le célèbre familier ne retrouve pas ses mots tôt ou tard…

Mais revenons à Ambrose. Ce nécromancien semble être l’un des personnages pour la visibilité des sexualités “hors-normes” puisqu’il est pansexuel. La bonne surprise étant que ce détail reste… un détail : il n’y a pas de coming out, ses relations sont présentées de façon basique, sans excès ou caricature, et on adore. Le polyamour fait également l’objet de deux discussions : cette relation aurait été la norme chez les sorciers avant son interdiction pour ressembler un peu plus aux mortels. 

 

Une série engagée ?

Netflix sait comment accrocher ses binge watcheurs et s’appuie sur des combats actuels tels que le féminisme, le harcèlement scolaire, le racisme et le questionnement de genre. Dès le début, la femme reste inférieure à l’homme : Satan, maître suprême, a un représentant mâle sur la terre, qui dicte la loi de l’enfer. Pourtant, celui-ci n’est rien sans son coven qui se compose majoritairement de femmes qui savent, finalement, montrer leur puissance et arriveront sans aucune doute à s’élever au niveau de ces hommes. 

Et les mortelles ne sont pas en reste. Parmi elles, les amies de Sabrina avec qui elles composent un club de femmes, appelé W.I.C.C.A -en V.O. et on repassera pour la subtilité… pour défendre leurs idées et l’une d’entre elles : Susie. L’acteur non-binaire Lachlan Watson incarne ce personnage, également non-binaire, victime d’harcèlement par les sportifs du lycée. Un questionnement du genre qui mène à cette intimidation, mais Susie ne se laisse pas abattre. Quant au racisme, la première concernée est l’héroïne, Sabrina. Née d‘un père sorcier et d’une mère humaine, elle est le fruit d’une relation interdite et ces consœurs ne se gênent pas pour lui rappeler en la traitant d’hybride. 

 

Une B.O. à la hauteur

Le point que j’ai le plus apprécié dans cette nouvelle adaptation ? La Bande Originale. A base de reprises de Fleetwood Mac, Eurythmics, Screamin’ Jay Hawkins et d’originales comme Fever Ray, la playlist réunit des musiques qui font mon quotidien. Le plaisir est donc à son comble de mon côté. Mais comme toute œuvre, cela reste subjectif… Le côté sombre, allié à tous les points évoqués plus haut, fonctionne pour moi. Les Nouvelles Aventures de Sabrina a un très bon potentiel, si on oublie le côté teenage qui reste tout de même présent et ce n’est pas pour me déplaire à vrai dire. Les teen movies étant un petit plaisir pour moi. Alors le seul moyen de vous faire votre propre avis, vous le connaissez bien : deux-trois plaids, quelques bougies -pour l’ambiance et/ou la chaleur- et c’est parti !



1 thought on “Made in Netflix : Les Nouvelles Aventures de Sabrina”

  • J’ai dévoré la série en 2 jours (nuits) mais il me manquait un petit je ne sais quoi pour la trouver vraiment géniale! Très bonne bo mais pas assez présente à mon goût et le visuel plutôt sympa!

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