Rising

Good Things Come, to Those who waits…

 

La trop jolie photo est de @Cactussand , https://sand-cactaceae.com/

Ces derniers mois ont été très violents, psychologiquement parlant. Tout s’est cassé, pas d’un coup, mais presque. Ça s’est érodé, ça s’est usé, et y’a eut le coup de trop, celui que tu ne sais pas vraiment d’où il sort ni qui l’assène, mais celui qui, sans faute, fait exploser ce qui tentait de subsister.

Ce qui tentait de rester, ceux qui voulaient rester. Celle qui voulait rester. Moi.

Mais on ne choisit pas seul.e de qui reste et qui part, c’est pas un jeu individuel. Alors quand la personne en face crie enfin “Uno”, tu prends ce qu’il te reste de dignité, et ça pèse pas toujours très lourd, et tous tes regrets et tes questions, qui eux pèsent le poids d’un âne mort (C’est qui Anne ?) et tu tournes le dos à un tiers de ta vie.

Tu pourrais croire, si tu nous as vu, qu’on allait rester proches. Tu pourrais croire que comme on avait qu’un seul poumon pour deux ça serait physiquement impossible de se perdre totalement. Mais t’avais tort. Pas moi. Je le savais, j’l’ai dis, on m’a pas cru. Mais je le savais, depuis bien longtemps.

Tu sais quoi ? L’humain, il bouge, il évolue, il mute, il se terre dans le mutisme, et si t’as pas pris le poumon dans ton sac entre tes breloques et tes cuillères, tes livres et tes slips, ben tu mutes, et vite.

J’pourrais te mentir et te dire que j’me suis fait pousser des branchies, mais ça serait pas totalement vrai, j’ai toujours été  un peu sirène. Alors le Chat, celui qui reste, celui qui veut de moi, celui qui m’aime assez, il m’a posé une piscine sur le coin d’herbe.

Entre les animaux, les pêches et les larmes, il m’a laissé me reposer, faire grandir mes branchies, réapprendre à respirer différemment, même si ça fait peur. Réapprendre à réagir, à être, tout ça en me surveillant du coin de l’oeil.

Celle que je suis, j’la connais bien, mais j’étais dans un contexte. Un contexte agréable, d’amour, de soutien, pendant onze ans. C’est pas rien onze ans, surtout à trente-cinq.

Alors il faut se réapprendre dans un nouveau contexte. Il faut s’apprendre sans l’autre. Sans celui qui ne veut plus rien dire, celui qui s’est caché pour ne pas assumer ses choix.

Il faut apprendre à dissocier les choses à des émotions, à des histoires, à des rires, à des sourires, à des fous rire.

Faut apprendre à resituer le contexte, à changer la typo, faut refaire la mise au point différemment. Et tu sais quoi ? C’est long. Et c’est dur.

C’est dur pour tout le monde, je sais. Mais je m’en fous du monde, je devais me gérer moi.

Je devais me réapprendre, toute seule, et dans ce nouveau contexte. À deux avec le Chat, cette fois. Puis, fallait aussi le faire vite, car le Chat, il n’a rien demandé, il était là, et il soutenait. Puis son coeur il se brisait aussi un peu à chaque fois qu’il me voyait pleurer. Pas une histoire de jalousie. Une histoire d’Amour. Tu veux pas voir  les gens que t’aime être tristes, si ?

 

Au final, il s’est passé un tiers d’année, pour un tiers de vie, et j’respire mieux là, j’tiens debout, et je pisse plus que je ne pleure. Alors maintenant que j’ai un peu repris des forces et que toute ma vie a été passée au crible par mon pire ennemi, moi, hein. Ben maintenant j’me sens un peu plus capable de recommencer à te raconter des choses, et j’en ai pas mal des choses qui veulent sortir.

J’te dirais pas que telle un phoenix j’suis renée de mes cendres.  J’suis pas un oiseau, j’suis un chat. Puis j’suis pas tant cendres que sambre. Ce qui est sûr, c’est que je suis de retour, et que ce traumatisme et cette violence, je compte bien m’en servir pour faire pousser des choses.

 

À très vite, et désolée pour les mois de silence. C’était pas de ma faute, j’étais en reboot.



2 thoughts on “Rising”

  • Voilà plusieurs années que je te suis ma petite Katia.. D’abord tes bijoux… Puis toi… Et ton histoire… Enfin ce que tu en montres.. Tes amis, tes rires, tes choix, tes combats… Et puis j’ai senti une fracture… J’étais triste.. Car je vivais au rythme de tes publications, de tes revendications. J’étais devenue voyeuse, comme quelqu’un qui observe sa voisine à la jumelle, espérant la voir se dénuder… Car c’est ça que j’attendais chaque jour… Ta mise à nue.. Je te souhaite de tout coeur de vite remonter la pente , de vite retrouver tes envies et tes joies..

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.