Sexualité : rapport de force et blabla

La découverte de ma sexualité a été plutôt laborieuse. Je me suis lancé assez tard, avec un plan. Bon, ce n’est pas la fin du monde, même si je ne pourrais même plus vous donner son prénom. Avec mon manque d’estime de soi, je n’ai pas souvent osé aborder des jolis garçons, même virtuellement. Au fil de mes aventures, j’ai réussi à cerner bien plus facilement mes envies et mes désirs. Je me suis rendu compte que les plans direct no blabla n’étaient pas ma tasse de thé. Sur l’instant, j’apprécie mais dès le rapport sexuel effectué, je me retrouve encore une fois seul devant une série. Déprimant. Même s’il m’arrive encore de succomber à cette pratique, j’attend un minimum de relation humaine pour vraiment savourer ce moment. Il m’est donc très difficile de trouver la ou les personnes intéréssée.s par ce genre de plan. Et pour cause…

Soft, mon amour

Je sais aujourd’hui que mon plus grand plaisir est et restera le soft -sorry mum si tu lis ça-. Mais lorsque je contacte un mec sur une appli et que je lui fais part de mon amour pour le soft -meaning pas de sodo, en gros-, la première demande est de savoir si je suis tout de même dominant. La sexualité sans rapport de force n’existerait-elle plus ? Faut-il avoir à tout prix un caractère dominant ou soumis pour apprécier un plan, une relation sexfriend ou encore une relation tout court ? Ces questions ne sont pas rhétoriques. Je me demande seulement si une sexualité que je qualifierais de basique est encore possible.

Les annonces de jeunes ou de plus vieux cherchant une première fois ou une énième fois avec un mec Bien Monté et dominateur pullulent sur les applications et autres sites de rencontres. Ces deux caractéristiques se doivent d’être respectés, sinon, la discussion n’est même pas possible. Alors comment vivre ma sexualité dans un milieu où ce rapport de force est aujourd’hui presque obligatoire ? Je suis peut être à la recherche du graal finalement. Toutes les dernières personnes qui ont pu me contacter dernièrement recherchaient absolument un dominant, que ce soit pour un plan ou pour une relation plus poussée.

Actif synonyme de dominant ?

Serait-ce mon statut auto-proclamé qui attirerait ces demandes ? Je me dis tout de même actif polyvalent -il faut bien mettre des mots sur les applis-, dans le sens où je préfère qu’on joue avec mon pénis plutôt que le contraire, même si je ne reste pas les bras croisés et que j’y mets du coeur, entre autres. Alors, est-ce que ce terme d’actif induit une sorte de domination sur le passif ? Pourtant, cela reste que des préférences. Reste que je me sens souvent idiot à devoir répondre par la négative lorsque l’on me demande si je suis domi, comme si un actif se doit de l’être.



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