We are the weirdos, sir

Ça a commencé un samedi soir, lorsque je suis tombé par hasard sur le 1er épisode de la saison 1 de Charmed. Je ne pourrais pas vous dire quand exactement, mais j’ai tout de suite ressenti une attirance pour ce côté magie, ésotérique. J’ai suivi la série religieusement jusqu’au dernier épisode, le samedi soir dans la Trilogie du Samedi, épuisants mes parents qui se devaient de me trouver une télé chez les oncles et tantes si nous étions invités.

De fan de Charmed au weirdo de service

De là, j’ai inconsciemment gardé ce côté ésotérique, witchy dans ma vie quotidienne. Au collège, j’étais le mec habillé en noir, cheveux plutôt longs noirs, un peu emo m’voyez ? Je possédais x bougeoirs, mes parents m’ont également offert un kit pour fabriquer mes propres bougies. C’est peut-être bête, mais je me rends compte que c’est en moi depuis des années mais que je n’avais pas identifié ce que c’était. Je vous vois venir avec vos grands sabots. Oui, c’est un stéréotype, mais quand on se construit en tant qu’adolescent, on plonge au plus profond des abysses stylistiques pour essayer d’être ce que l’on ressent au fond de soi. J’étais le weirdo de service, ce qui a pu me porter préjudice quelques fois mais je suis fier aujourd’hui de mon parcours et de ce que je suis et représente aujourd’hui.

Une éducation télévisuelle

J’ai continué à regarder Charmed dès que celle-ci était rediffusée. Il faut dire que c’était plutôt facile, les chaînes de télévision française sont fans de rediffusion. Je ne me suis toutefois pas arrêté à cette série pour me cultiver sur la sorcellerie. J’ai continué avec, entre autres, Salem qui prend place lors des procès des sorcières dans la ville de… Salem, Penny Dreadful qui mêlent l’histoire d’une sorcière au nom de Vanessa Ives aux pouvoirs psychiques exceptionnel à celle de Dorian Gray ou encore celle de Victor Frankenstein, et la saison Coven d’American Horror Story qui dépeint un Coven de sorcières de la Nouvelle-Orléans au bord de l’implosion au casting parfait.

Alors, qu’on se le dise, je ne suis pas la plus grande des sorcières au sens propre du terme. Si j’ai le look et la déco, je reste très basique : je fais quelques rituels, j’ai une ribambelle de bouquins à lire et de cristaux à apprendre à utiliser. Mais être une sorcière ne se résume pas seulement à la pratique de la sorcellerie de mon point de vue.

La sorcière d’aujourd’hui

Comme vous pouvez d’ailleurs le constater, je suis homme et je me nomme sorcière et non sorcier. Pourquoi ? Et bien, je dirais que la sorcière n’a finalement pas de genre. Elle est les personnes qui se sentent rejetées comme la sorcière d’autrefois a pu l’être ; elle est aussi souvent incomprise par la majorité des personnes qu’elle rencontre de part ses idées, ses convictions ou tout simplement pour son physique ; elle brise les codes établis pour un monde plus juste ; elle déconstruit ce qui lui a été éduqué depuis tout petite au fur et à mesure de son aventure. C’est donc pour tous ces points que je me désigne alors comme telle et I’m feeling good.



2 thoughts on “We are the weirdos, sir”

  • Salut ,

    Déjà pour commencer, chapeau (pointu) pour le site, il est beau et il est bien!

    Pour l’article, je me suis pas mal reconnu dedans : pour le coté witchy weirdo, « sorcière » non genré-e qui reste basique côté pratique malgré le style , et je dois dire que ça fait du bien de se moins ce sentir seul dans cette société qui ne nous comprend pas toujours avec juste ces quelques (bien écrits) mots.

    Merci.

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